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«Si c’est un garçon, on l’appelle Figaro» se joue au Théâtre des Osses encore tout le mois de mars. Le duo réunit Caroline Gasser et Yann Pugin sous la direction d’Anne Schwaller.

Le public entoure les comédiens, comme s’il était assis dans un salon feutré. © © Dimitri Känel
Le public entoure les comédiens, comme s’il était assis dans un salon feutré. © © Dimitri Känel

Elisabeth Haas

Publié le 25.02.2024

Temps de lecture estimé : 3 minutes

Si c’était une sonate, cela commencerait largo. Dans la solitude de l’automne de la vie, quand le dos se voûte, les pas deviennent hésitants. Yann Pugin vit en retraité intérieurement pas si paisible. C’est la première image de Si c’est un garçon, on l’appelle Figaro, troisième épisode de la trilogie Figaro, à voir au «studio», au dernier étage du bâtiment du Théâtre des Osses, comme si nous, le public, étions confortablement installés dans son salon tamisé.

Il se prépare une tisane, lutte anodine, quotidienne, concrète. Ce théâtre-là n’affiche pas d’élan vainqueur, de posture intellectuelle éclatante, de style démonstratif en étendard. Immédiatement, on ressent de l’empathie pour cet homme-là, il pourrait être notre père, un oncle, quelqu’un qui fut imposant mais que les années ont tassé.

Quand Caroline Gasser entre en jeu, sa classe et sa présence illuminent l’espace. Les mots s’animent. Andante. Il leur faut du temps pour se rapprivoiser, refaire un pas de danse, on c

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